Le 09/06/07
Soucieux face à l'évolution grandissante des problèmes écologiques, quelques producteurs fruitiers se sont regrouper pour chercher des solutions alternatives afin de lutter contre les
nuisibles, c'est ce qui va s'appeler la lutte intégrée.
Cela veut dire qu'on ne peut pas faire n'importe quoi!
Un peu d'histoire pour vous aider à comprendre notre démarche :
En arboriculture, les plantes sont attaquées par de nombreux nuisibles (insectes, maladies, virus, bactéries...), il faut donc utiliser de nombreux pesticides pour les contrôler. Jusqu'à la
seconde guerre mondiale, les producteurs utilisent des pesticides inorganiques et organométalliques rapidement remplacés par des pesticides organochlorés et organophospphorés plus simples
d'utilisation et plus efficaces. Les pesticides se multiplient et leur utilisation se généralise. Il est certain que leur utilisation protège les cultures mais pour combien de temps encore??
Car malgré leur efficacité, les pesticides engendrent des dégâts dans l'environnement et ne permettent plus de tout solutionner puisque le nombre de nuisibles devenus
résistants à ces produits augmente tandis que d'autres nuisibles apparaissent suite à la destruction de la faune utile.
En bref, ces produits sont tellement puissants qu'ils détruisent tout sur leur passage et que les vergers n'arrivent plus à se protéger naturellement contre des infections bénines.
Pendant 20 ans, les grands fournisseurs de produits agrochimiques ont su faire taire les méfaits provoqués par les pesticides mais aujourd'hui, c'est fini, il est plus que temps de réagir!
Les consommateurs exigent des produits sains et les producteurs veulent à nouveau protéger leur environnement. On cherche des alternatives mais beaucoup sont trop coûteuses ou ne permettent pas
un rendement suffisant.
Apparait alors la notion de production intégrée : production économique de fruits de haute qualité qui donne la priorité aux méthodes plus attentives à l'écologie, minimisant les effets
secondaires indésirables et l'utilisation des produits agrochimiques, en vue d'améliorer la protection de l'environnement et la santé humaine.
Il ne s'agit pas de produire du bio mais de faire attention à la faune et la flore, de produire de pair avec la nature et n'intervenir que lorsque cela est vraiment indispensable.
De façon concrète, nous avons, par exemple, réimplanter un acarien "utile" appelé le typhlodrome qui nous permet de lutter efficacement contre les araignées rouges. Nous avons effectué cette
réimplantation il y a environ 12 ans et depuis nous n'avons plus eu besoin d'utiliser de traitement acaricide car les acariens nuisibles ont disparu de nos vergers.
Notre travail quotidien consiste à surveiller la faune utile afin de vérifier qu'elle est bien présente et qu'elle exerce bien son action protectrice (présence de punaises antocoïdes dans les
foyers de psylles du poirier).
Si nous exercons correctement notre travail d'observation, nous limitons considérablement nos interventions chimiques dans les vergers.
Nous préférons toujours attendre que la faune utile exerce son action, même si cela engendre des risques pour la production, plutôt que de traiter à tort et à travers.
Et même lorsque nous devons avoir recours aux traitements chimiques, il est primordial de vérifier que le traitement futur ne détruira pas la faune utile présente dans les
vergers.
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Nous possédons 3 autres
tracteurs qui servent à différentes choses telles que labourer, semer, arracher, broyer... Le tracteur comme tout le monde le sait est probablement
l'élément le plus indispensable dans le milieu agricole, et même si en arboriculture beaucoup de choses se font manuellement, les tracteurs nous sont très utiles pour le transport des
fruits.
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